Description
Résumé :
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la plupart des zombies sont des gens bien. Ils aiment leurs proches autant que nous. Mais dites un mot contre la guerre en Ukraine, osez une moue sur Poutine, le zombie se fige, la gueule ouverte, la mâchoire crispée. A cet instant, il vous boufferait le crâne. Il n’y a plus d’amitié qui tienne, il n’y a plus de famille. Ses propres enfants ne sont plus que viande pour lui ». Iegor Gran examine au microscope la fièvre de grandeur et le ressentiment qui se sont emparés d’une majorité de Russes. Dans un texte très informé, il décrypte comment le « culte du Z » et la « zombification » de son pays natal ont rendu la guerre possible. A lui maintenant de démêler les rouages de cette folie..





Bettybook –
Dans son essai satirique « Z comme zombie » (paru en 2022), Iegor Gran livre une critique acerbe et sans concession du système politique russe actuel et de l’adhésion d’une partie de la population à l’idéologie du Kremlin, symbolisée par la lettre Z.
Pour Gran, le Z n’est pas seulement un signe de ralliement militaire, c’est le symbole d’une déconnexion totale avec la réalité. Il décrit une société où la propagande télévisuelle a agi comme un venin, transformant les citoyens en « zombies » capables d’accepter des discours contradictoires et de nier l’évidence des faits.
Iegor Gran, d’origine russe, fils du dissident Andreï Siniavski, fait le lien entre les méthodes de manipulation actuelles et l’héritage de l’URSS; Il critique une Russie qui, faute d’avoir construit un futur désirable, s’enfonce dans une nostalgie impériale toxique et belliqueuse.
En résumé, le livre est un cri de colère intellectuel. C’est une charge contre l’aveuglement volontaire et la perte d’esprit critique, dressant le portrait d’un pays qu’il juge enfermé dans une spirale autodestructrice.