Description
» Le plus loin dont il me souvienne, c’est 1815, l’année que les étrangers vinrent à Paris, et où Napoléon, appelé par les messieurs du château de l’Herm » l’ogre de Corse « , fut envoyé à Sainte-Hélène, par-delà les mers. En ce temps-là, les miens étaient métayers à Combenègre, mauvais domaine du marquis de Nansac, sur la lisière de la Forêt Barade, dans le haut Périgord. C’était le soir de Noël : assis sur un petit banc dans le coin de l’âtre, j’attendais l’heure de partir pour aller à la messe de minuit dans la chapelle du château, et il me tardait fort qu’il fût temps.
» Ainsi débute Jacquou le Croquant, un des romans les plus émouvants de notre littérature.
Eugène Le Roy y décrit, au soir de sa vie, la résistance et la révolte pendant la Restauration d’un jeune paysan périgourdin face aux injustices et à la violence du marquis de Nansac et de ses gens.
Eugène Le Roy (1836-1907) est un écrivain français, figure emblématique de la littérature sociale et périgourdine du XIXe siècle. Il est principalement célèbre pour son roman chef-d’oeuvre Jacquou le Croquant.
Il est né le 29 novembre 1836 au château d’Hautefort, en Dordogne, où ses parents sont domestiques( son père est valet de chambre et sa mère femme de chambre). Placé en nourrice dans la campagne périgourdine, il grandit au contact direct du monde paysan . Bien qu’issu d’un milieu modeste, il parvient à suivre des études à Périgueux.
En 1851, il s’engage dans l’armée et participe à la campagne d’Italie en 1859, avant de quitter le service militaire en 1860.
Après son retour à la vie civile, Eugène Le Roy embrasse une carrière dans l’administration des Contributions directes travaillant comme percepteur dans plusieurs communes du Périgord, notamment Montignac, Hautefort et Périgueux.
Convaincu par les idées républicaines, anticléricales et libres penseuses, il écrit régulièrement dans la presse locale pour défendre les paysans et la démocratie.
Il intègre la franc-maçonnerie, engagement qui influence fortement sa vision de la justice sociale et son refus de l’oppression aristocratique ou religieuse.
Eugène Le Roy commence à publier sur le tard, s’inspirant des paysages, de l’histoire locale et des luttes du peuple de la Dordogne.
° Le Moulin de Fraisse 1891 : Publication de ses premières nouvelles et esquisses champêtres d’inspiration sociale.
° Moulin-Frappier 1895 : son premier grand roman remarqué, qui aborde la vie paysanne et la lutte contre l’injustice.
° Jacquou le Croquant 1899 : Publication en feuilleton dans la Revue de Paris, puis en volume. Le roman raconte la révolte du Périgord contre le despotisme du comte de Nansac.
° La Nicette & Nicette et Milou 1901 : Nouvelles et romans prolongeant son exploration réaliste du monde rural français.
° L’ennemi de la mort 1912 (posthume) : Roman poignant traitant de l’assainissement des marais de la Double et de la lutte contre les maladies récurrentes du monde paysan.
Eugène Le Roy s’éteint le 4 mai 1907 à Montignac (Dordogne). Son oeuvre demeure un témoignage précieux sur la société rurale du XIXe siècle, saluée pour son réalisme, sa force poétique et son empathie envers les classes populaires.
Jacquou le Croquant est devenu un classique de la littérature française, popularisé par de nombreuses adaptations audiovisuelles notamment la série télévisée de 1969 et le film de Laurent Boutonnat en 2007.







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Découvrez « Jacquou le Croquant » d’Eugène Le Roy Éditions Sud-Ouest sur Bouquinbettybook ! Mon coup de coeur : un grand roman de liberté et de justice à (re) découvrir. Envoi rapide !
Elevé dans la misère et l’injustice, le jeune Jacquou jurera d’affronter le cruel Comte de Nansac pour venger les siens. Une magnifique saga de liberté, de révolte et d’amour, portée par une plume authentique. Mon petit chouchou des Éditions Sud Ouest pour s’évader au coeur de nos régions !