Description
Résumé :
En quittant la Santé pour Fontevrault, je savais déjà qu’Harcamone y attendait son exécution. A mon arrivée, je fus donc saisi par le mystère d’un de mes anciens camarades de Mettray, qui avait su, notre aventure à nous tous, la pousser jusqu’à sa pointe la plus ténue : la mort sur l’échafaud qui est notre gloire.





Bettybook –
Miracle de la rose écrit en 1943 à la prison de la Santé et publié en 1946 est l’un des textes les plus denses et les plus poétiques de Jean Genet.
Genet utilise un langage liturgique et religieux pour décrire l’univers des prisons. Le vol, l’assassinat et la trahison sont élevés au rang de rituels sacrés.
Le roman explore les relations de domination entre les « durs » (les caïds) et les plus jeunes. C’est une quête de virilité et de tendresse dans un monde d’une violence extrême. Comme dans beaucoup de ses oeuvres, la prison n’est pas seulement un lieu de punition, c’est un vase clos où l’imaginaire peut se déployer sans limites.
Ce qui frappe dans ce livre, c’est la langue : une prose classique, somptueuse et complexe, mise au service d’un sujet considéré à l’époque comme « obscène ». C’est ce contraste qui a fait de Genet un génie aux yeux de Sartre et Cocteau.