Description
Publié en 1901, Claudine à Paris est le deuxième tome de la célèbre série des Claudine. Comme le premier volet, il a été initialement publié sous le nom de Willy (le mari de Colette), bien qu’il ait été rédigé par Colette elle-même, avec les corrections et les orientations « épicées » de son époux.
À sa sortie, le livre est un immense succès populaire. Claudine devient un véritable phénomène de société (le « col Claudine », des parfums, des cigarettes, et même des pièces de théâtre).
La critique de l’époque est à la fois fascinée et choquée. On y voit une liberté de ton inédite. L’évocation de l’homosexualité masculine (à travers le personnage de Marcel, le neveu de Renaud) et les amours précoces de Claudine alimentent la réputation « sulfureuse » de l’ouvrage. On salue le naturel, la vivacité et l’insolence de cette jeune fille qui ne respecte pas les codes de la bourgeoisie parisienne.
La « marque Willy » : On reconnait dans le texte les ajouts de Willy, des calembours, un vocabulaire parfois « babélien » ou des allusions érotiques plus appuyées pour satisfaire le public masculin de l’époque.Colette dira plus tard qu’elle a dû « nettoyer » son style de ces fioritures pour devenir elle-même.
Malgré l’ombre de Willy, la critique de l’époque s’accorde à dire que le génie de Colette est déjà pleinement présent.








Bettybook –
Claudine à Paris est jugé comme un excellent roman d’apprentissage, moins scolaire que le premier tome et plus ancré dans la réalité sociale de 1900. C’est l’oeuvre qui a transformé Colette en icône, avant qu’elle ne conquière son indépendance littéraire.