Description
Résumé :
Je considère le poète comme le meilleur de tous les critiques « , dit Baudelaire dans l’étude qu’il consacre à Wagner, et lui-même, près de vingt ans durant, a écrit de nombreux articles ou préfaces. Ces textes ne dégagent sans doute pas l’unité d’une doctrine, et leur auteur ne s’interdit pas la contradiction mais, dès sa jeunesse, se sont formées quelques idées-forces auxquelles il sera fidèle. Car il s’engage tout entier : comme tout grand écrivain, c’est un peu lui-même qu’il lit chez les autres, et l’on ne s’étonne pas d’une partialité où s’affirment tour à tour l’admiration qu’il porte à Poe, les réserves que Hugo lui inspire, ou la sympathie attentive dont témoigne sa lecture de Madame Bovary. Après sa mort, la plupart de ses écrits sur la littérature ont été rassemblés dans L’Art romantique, mais ils s’y trouvent mêlés à des textes sur l’art. Le présent volume, au contraire, les regroupe selon leur ordre d’écriture. Ce qui se dessine ainsi, c’est un parcours chronologique où se révèlent une pensée en mouvement et une morale autant qu’une esthétique – un parcours où, de manière magistrale, s’inaugure la critique des créateurs, celle qui se poursuivra de Mallarmé à Valéry, et de Breton à Yves Bonnefoy.
Sommaire:
[« Premiers textes critiques », »Sous le signe d’Edgar Poe », »Réflexions sur quelques-uns de mes contemporains », »Derniers textes et projets critiques »]





Bettybook –
L’avis de Betty :
L’apogée de la poésie moderne : un voyage sublime entre la beauté du monde et la noirceur de l’âme.
Ce qui m’a séduite : L’alchimie unique de Baudelaire, capable de transformer la laideur, la mélancolie et la souffrance en une poésie d’une beauté vertigineuse. La tension constante entre le Spleen oppressant et l’aspiration à l’idéal offre une profondeur fascinante.
À savoir avant de lire :
Ce n’est pas un recueil qui se lit d’une traite. Chaque poème demande du temps pour être infusé, savouré et médité. L’atmosphère peut parfois s’avérer sombre et mélancolique.
Le mot de la fin : Un monument de la littérature universelle. Baudelaire extrait l’or de la boue(en référence au célèbre vers de Baudelaire dans les projets de préface : « Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or »), avec une maîtrise absolue : une lecture intemporelle dont on ressort transformé.